« Nos Déesses sont parties. Nos serments sont restés. »
Telle que l’enseignent les temples.
Selon les textes sacrés, les Déesses ailées marchaient autrefois sur Aurélia. Elles enseignèrent le combat, le chant et le serment, puis quittèrent le monde en promettant de revenir.
Les premières coupoles sont élevées pour garder la place des Déesses. Les Matriarches deviennent les gardiennes de leur promesse.
Aurélia fonde les mondes du Deuxième puis du Troisième Cercle. Chaque nouvelle colonie reçoit une statue de Déesse avant même ses premières maisons.
Le Royaume entre dans la Grande Guerre contre l’Empire. Les flottes blanches et or deviennent célèbres pour leur discipline sous le feu.
Des agentes valkyrias, avec des agents terriens et solariens, découvrent que l’Empire prépare quelque chose d’extrême autour d’Oméga-9.
Les Matriarches signent le Pacte. Pour beaucoup de guerrières, remplacer la guerre par des Jeux est d’abord une humiliation.
La compositrice Ysolde Chant-de-Fer écrit : « Un héros n’est pas celui qui gagne. C’est celui dont la chute arrange tout le monde. »
Pour le Centenaire, Aurélia envoie Sélya, reconnue comme l’incarnation de la Déesse revenue. Quand elle entre en scène, toutes les Valkyrias s’agenouillent.
Toute la foi d’Aurélia repose sur une promesse : celle d’un retour.
Jamais une flotte valkyria n’a fui pendant la Grande Guerre.
Une question ancienne que la jeune génération remet sur la table.
« Une promesse de retour suffit à tenir un peuple debout pendant mille ans. »