« Nous sommes des Sylvestres. Pas des elfes. »
Silhouettes fines, traits délicats, longues oreilles effilées : la galaxie les prend pour les elfes de ses comptines, et ils le supportent mal. Les Sylvestres sont un peuple lié au vivant. Chez certains, la peau porte des reflets veinés semblables à ceux du bois vivant.
Ils vivent près de quatre siècles, ont peu d’enfants, et plantent un arbre à chaque naissance comme à chaque mort : leurs forêts sont des registres vivants, où l’on peut lire qui est venu et qui est parti.
Leurs racines ont gardé la mémoire des poisons de l’Empire. Verdantis n’est pas chez eux un nom d’histoire, c’est une blessure — et c’est pourquoi aucune parole éternelle n’obtient leur confiance.
« Le mot équilibre est beau. Il ne doit pas devenir une excuse. »
Leur sagesse est réelle, et leurs soigneurs sont réputés dans toute la galaxie. Mais leurs propres champions l’admettent : ils emploient parfois le mot équilibre pour justifier leur inaction. Les Jeunes Pousses, nées après la guerre, le leur reprochent chaque jour.
« Avec nos oreilles allongées, nous ressemblons peut-être aux elfes de vos comptines. Mais nous sommes des Sylvestres, pas des elfes. »
— Faelira Brume-d’Été, cérémonie d’ouverture, 100 A.I.
≈ 1,7 milliard d’habitants, près de quatre siècles de vie — et un arbre planté pour chaque naissance comme pour chaque mort.
Le Conseil des Racines, sans roi : tant qu’un ancien s’oppose, la discussion continue.