« Améliorer ce que l’on est, sans renoncer à ce que l’on était. »
Des humains qui ont fait de la technologie une seconde peau. Chez eux, la chair et la machine ne s’opposent plus : des nerfs lumineux parcourent des membres cybernétiques, des cœurs artificiels battent derrière des cages thoraciques transparentes.
Les Augmentés ont refusé le choix que la Grande Guerre imposait entre rester mortel et quitter son corps. Ils progressent pièce par pièce, et leurs médecins connaissent mieux que personne ce que chaque épreuve coûte à ceux qui la traversent.
« Nous savons refermer ce qui saigne. Nous apprenons encore à soigner ce qui ne saigne pas. »
Leur règle la plus sacrée porte un nom : la Clause de la Chair Première. La conscience ne quitte jamais le cerveau d’origine. On peut remplacer un bras, un œil, une partie du cœur — jamais la mémoire, jamais la pensée. C’est cette frontière, et elle seule, qui les sépare des Éternels.
Depuis le Schisme des Relais, ils savent qu’un réseau peut être détourné et qu’un corps relié à une machine peut devenir une arme. Chez eux, le pouvoir se méfie d’abord de lui-même : toute loi qui touche au corps doit être validée deux fois, par les élus puis par les médecins.
« On nous a promis des jeux sans morts. Nul n’a promis des jeux sans douleur. Un pouvoir qui mesure exactement ce que vous pouvez supporter vous connaît mieux que ceux qui vous aiment. »
— Hessa Loun, physiologiste des épreuves réglementées, 76 A.I.
≈ 2,1 milliards d’habitants — 94 % portent au moins un implant, et refuser en fait aussi partie.
République à double validation — la Chambre des Corps vote, le Conseil de la Jointure peut bloquer.