« Le corps change. Le nom reste. »
Les registres galactiques classent les Augmentés comme une « race humaine augmentée ». Eux tiennent au premier mot plus qu’au second. Un Augmenté naît humain, grandit humain et reçoit ses premières pièces vers l’âge de seize ans, après un long apprentissage médical obligatoire.
La règle la plus sacrée de leur société s’appelle la Clause de la Chair Première : la conscience ne quitte jamais le cerveau d’origine. On peut remplacer un bras, un œil, une partie du cœur. Jamais la mémoire, jamais la pensée. C’est cette frontière qui les sépare des Éternels.
Mesurée selon la part du corps remplacée ou assistée.
Descendants des fondateurs de −54. Respectés, souvent médecins ou ingénieurs, très attachés à la Clause de la Chair Première.
Citoyens terriens venus se faire soigner et restés. Ils gardent souvent un double attachement à la Terre.
Ouvriers et techniciens de Vireo et de Kessa. Fiers, syndiqués, ils fabriquent les pièces que portent tous les autres.
Citoyens qui refusent tout implant. Ils votent, travaillent et servent comme les autres : refuser fait aussi partie du consentement.
Des pionniers.
Des cousins de l’humanité, parfois trop proches de l’Empire.
Un peuple qui touche au corps sans demander la permission des Déesses.
Ils ont de bons bras. Même quand ce ne sont pas les leurs.
Ils soignent bien. Ils écoutent mal.
Les meilleurs clients et les pires négociateurs.
« Nous savons refermer ce qui saigne. Nous apprenons encore à soigner ce qui ne saigne pas. »